Fenêtres Open Space

site d’Anne Savelli

Des oloé, espaces élastiques où lire où écrire

mercredi 4 Mai 2011, par Anne Savelli

Editions D-Fiction, collection ArtPoText

Où lire sur une avenue ? Comment réussir à écrire quand les radios, leurs flashs, leurs tubes ont envahi les cafés, les boutiques et le système nerveux, les couloirs, les entrées, les quais ? Où s’asseoir quand tout nous porte à marcher en pressant le pas, serrer son sac et droit devant rentrer chez soi le plus vite possible ? Où penser ? Où rêver ? Les « oloé », ce seraient ces endroits où lire où écrire (le second o pouvant se comprendre également, c’est au choix, comme un où sans accent), de ville, de mer, de campagne qui font une brèche, nous y accueillent. L’idée, développée ici par Anne Savelli, n’est pas de fuir mais plutôt de creuser. Parfois les « oloé » seront désignés avec précision, comme c’est le cas pour la chaise-table du CentQuatre trouvée dans un jardin aujourd’hui disparu. Lorsque l’ « oloé » sera privé, on se réservera le droit de rester vague. Des lieux où s’attacher, se concentrer, se laisser distraire ; s’alléger, se lester, jouer des dimensions. Oui, c’est facile, un inventaire, facile de dresser une liste, moins simple de s’y inscrire, d’abandonner ses impatiences et son désir de résultat (réconfort tangible du chapitre lu, de la page au net) pour s’amalgamer à sa chaise au centre des cris. S’en emparer, de ces lieux conçus on ne sait plus pourquoi, les épier au moins : le poste d’observation c’est l’urgence.

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