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L’art du switch

dimanche 19 Juin 2022, par Anne Savelli

Pour commencer, un peu de tension nerveuse : je viens de passer une heure trente à tenter de réveiller l’ordinateur à partir duquel j’écris cet article, autant dire que la première chose qu’il va falloir faire, ces prochains temps, c’est remplacer mon outil de travail. Je tape ces mots en essayant de calmer l’exaspération dans laquelle mon PC m’a plongée, état dans lequel je n’étais pas au moment de commencer, bien sûr — de l’importance des conditions matérielles d’écriture, xième épisode !

Que dire ? Ce matin, je voulais parler des projets d’écriture qui commutent, se superposent, des choix qu’il faut faire quand on a en tête, en permanence, plusieurs manuscrits en même temps. J’ai terminé, il y a peu, la rédaction d’un dossier qui me permettrait de finir Bruits en deux ans. Le texte de présentation et la lettre de motivation m’ont pris plusieurs jours, j’y étais entièrement plongée et je n’avais plus qu’une envie : me remettre à écrire le texte.

(je l’ai toujours) (extrêmement)

Depuis trois jours, cependant, j’ai repris la rédaction d’un livre lié à Georges Perec que j’avais entamé il y a quelques temps, d’où, au passage, cette photo de la rue de l’Atlas, où Perec est né en 1936. Si on fait attention, on voit en haut à droite un pigeon qui s’envole. Rien d’étonnant : c’est sûrement l’un des pigeons de Lya Garcia, sculptures de laine dont j’ai déjà parlé ici et ailleurs.

Lya m’a demandé un texte qui expliciterait le lien que je fais entre Perec et son projet, Le Manque d’espace : je m’y suis mise, non sans me dire qu’il pourrait intégrer mon propre projet de livre, qu’on appellera ici LLL (pour une fois, je fais comme Thierry Beinstingel, qui sur son site ne révèle le titre de ses livres qu’en dernière extrémité, les désignant pendant longtemps par leurs initiales). Seulement, ce n’est pas si simple. Pour LLL il faut réexpliquer tout le projet de Lya. Je dois donc écrire long, puis couper pour lui envoyer ce qui lui sera utile. La canicule (n’)aidant (pas), je prends du retard, tandis que deux autres livres (ou projets de) ne vont pas tarder à refaire surface : Musée Marilyn, que je dois demain lundi défendre devant un parterre de libraires ; et un autre texte dont je n’ai encore rien dit ici, mais que nous commencerons à l’automne avec Joachim Séné — un partenariat L’aiR Nu - L’esprit du lieu, mesdames messieurs !

Il faut donc "switcher" en permanence, en ce moment. Oublier Marilyn, penser Bruits, penser Perec, les associer (cf le dernier épisode de Lire le bruit), commencer à se voir près du lac de Grand-Lieu (ce que ma relecture de Perséphone aux jardins de sainte-Radegonde pour l’hommage à Delphine Brestesché à la librairie L’Ours et la vieille grille il y a quelques jours, m’a permis de commencer à faire), retrouver Marilyn, ne pas oublier Bruits le site... C’est à la fois passionnant et vertigineux.

Un peu de tension nerveuse, avais-je dit au début ? Mais non, tout va bien !

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