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site d’Anne Savelli

Le travail de magie

dimanche 12 Septembre 2021, par Anne Savelli


(collection Charles Cros, pour me souvenir de Bruits)

Dimanche matin, que dire de cette semaine sinon qu’on s’y débat pour avancer, que cela prend la forme de discussions, d’un travail fastidieux mais indispensable de mailing et surtout d’un retour à un peu d’écriture.

Pêle-mêle :

- Le lancement la semaine prochaine de Lisières limites, le nouveau titre de L’aiR Nu que pour l’instant nous assurons nous-mêmes puisque nous le publions ("pour l’instant", car de l’aide viendra et il faut s’en souvenir).

- Une longue discussion enregistrée avec ma voisine du dessus, Jacqueline, 89 ans, afin de se remettre à construire L’objet de ma vie, le nouveau projet du collectif, après les déceptions de l’été — deux financements sur lesquels on comptait et qui n’ont pas été accordés, banalité de la vie culturelle et associative, bien sûr. Cependant nous ne sommes pas salariés, aussi cela prend-il vite une drôle de tournure.

- Le début de travail sur ces enregistrements, interrompu par la nécessité de s’occuper du fameux mailing de Lisières limites (lequel permet de reprendre le fil de discussions passées, ce qui est un plaisir).

- La réflexion en cours sur le site de Bruits (j’en parlerai plus tard dans le semainier) et bien entendu sur le texte.

Et puis, en fin de semaine, l’aveu à soi-même que oui, on fait tout pour ne pas écrire, ces derniers temps, et qu’il serait temps que ça s’arrête.

C’est là que revient Mystag, Mystag divagations, ce projet d’écriture [1], destiné à me sauver de l’angoisse de ne plus réussir à écrire, Mystag qui me rend de la légèreté, ce qui se sent, je crois, dans le début du texte. En bonne tâcheronne, je ne fais que reprendre ce début, le retravailler, mais je retrouve "comme par magie" des éléments indispensables (livre auto-publié de Mystag, arbre de mots-clés où se matérialisent mes idées) que j’avais perdus dans mon appartement (eh oui) et sans lesquels rien n’était possible. Surtout, je crois que se dessine la méthode de travail. Et puis, comme je le dis à une amie au téléphone, les recherches sur Mystag, illusionniste et anarchiste, me "sortent du contexte" (pandémie, terrorisme, hystérie de la rentrée littéraire, difficultés à faire tourner la machine, ce qu’on voudra).

Je n’en dirai pas plus tant que le texte ne sera pas fini mais, comme je l’ai déjà noté dans ce semainier, écrire sur Mystag m’a permis de découvrir une colonie anarchiste à Saint-Germain-en-Laye. De fait, dès que je reprends les recherches, je vais de surprise en surprise : hors de question d’abandonner, et je l’inscris ici comme un rappel à l’ordre, pour bien m’y accrocher.

Galerie

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[1Mystag est le magicien que l’on voit dans Daguerréotypes, d’Agnès Varda, et dont je parle dans Décor Daguerre

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