Fenêtres Open Space

site d’Anne Savelli

Semaine #2

hommages

jeudi 25 Janvier 2018, par Anne Savelli

Si j’écris vraiment ici chaque semaine, je ne vais pas pouvoir taire très longtemps le projet qui suivra le Marilyn d’ici peu (avec St Germain déjà évoqué la semaine dernière) : une sorte de roman du bruit. Alors, premier jalon, ce passage de Faubourg Montmartre (à regarder en plein écran), film de 1931 vu à la cinémathèque il y a quelques jours, dans lequel il est question de charivari, avec Gaby Morlay et Antonin Artaud en guest star : le roi du bruit, c’est lui.

Jour où l’on apprend également la mort de France Gall, dont la déclaration me renvoie à une scène de La Femme d’à côté de Truffaut à laquelle je pense chaque fois que des paroles de chanson française résonnent sans avoir été convoquées :

déclaration qui se trouve dans Décor Daguerre, comme d’autres chansons de la mi-décennie 70. Nous n’écoutions pas de variété à la maison, ce n’est donc pas de nostalgie qu’il s’agit. J’ai toujours pensé, comme Mathilde dans le film, que les chansons, bêtes ou non, peuvent exprimer une vérité inconsciente. Ce qui ne m’a pas empêché, dans Cowboy Junkies, de ne pas les traduire exprès, l’idée étant de faire apparaître, non ce qu’on cache et parle à notre place quand on se prend à le fredonner, mais des images mentales.
(Marilyn dans les Misfits, par exemple, on y revient)

1960, Inge Morath. Danse

A propos de Cowboy Junkies, Sébastien Rongier n’avait pas tort, l’autre soir, à la Maison de la poésie, de dire que le livre pouvait se concevoir comme un pivot. Ca m’a un peu étonnée sur le moment, mais en fait... Exit 87, la prochaine création de la compagnie Pièces détachées, part un peu, je crois bien, de sa lecture. Caroline Grosjean avait déjà utilisé le texte comme support pour un travail précédent, ex/tensions Cowboy Junkies. Je ne connaissais pas encore l’équipe, à l’époque, me souviens de l’émotion à découvrir la petite vidéo témoin...

Et donc, 2018 verra donc aussi le retour des CJ ici ou là. Caroline m’a proposé d’animer cette année des ateliers d’écriture pour les danseurs, et j’ai dit oui bien sûr. Tout ça m’a donné une idée pour écrire (ce qu’elle ne m’a pas demandé. Au lieu de l’indiquer ici de façon assez vague, il vaudrait mieux que je le note, d’ailleurs !).

Centre Barbara, 9 janvier

Galerie

Centre Barbara, 9 janvier 1960, Inge Morath. Danse

Cliquez sur une photo pour avoir le diaporama

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.