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Semaine #39 Les villes passagères

dimanche 30 Septembre 2018, par Anne Savelli

Des panneaux, des ronds-points, des grillages, des terrains vagues, des cabanes dans les airs et des salles de travail... Du lundi 24 au vendredi 28, L’aiR Nu a co-animé avec Virginie Tahar, responsable du parcours Lettres Modernes Appliquées Création, édition et culture numérique, des ateliers auprès d’étudiants en urbanisme sur le campus de Marne-la-Vallée, à Champs-sur-Marne, Cité Descartes, dans le cadre d’un projet de maquette urbaine interactive mené par le géographe Olivier Bonin.

Une semaine de transports, de rencontres, d’expériences des lieux ; de balades, d’écoute, d’attention aux détails ; de villes invisibles (atelierde Joachim Séné d’après Italo Calvino), de "points de timidité maximum" (tentative que j’avais menée au 104 il y a bientôt dix ans, de s’asseoir par terre dans les endroits les plus exposés aux regards), d’oloés en tous genres...

Marne-la-Vallée est une ville qui n’existe pas. Son campus, situé à Champs, est doux, aéré, relativement vide. Il ne met jamais mal à l’aise, constate le groupe d’étudiants que nous retrouvons chaque matin. Durant cinq jours, ils déambulent, photographient, enregistrent, écrivent, recopient, construisent la partie du site qu’ils présenteront le vendredi dans l’amphithéâtre du bâtiment Bienvenüe(et pour laquelle ils seront applaudis, ce qui nous fera bien plaisir !)
Ils cherchent, nous cherchons ce qui fait ou ne fait pas village, dans la ville.

La ville n’est pas village

A la fin, ils ont réinventé la cité Descartes. Elle est devenue multiple, exotique, organique : un vrai labyrinthe, une ville passagère géolocalisée qui tire son nom du projet que nous lançons en cette rentrée.

Puisque nous menons de front plusieurs activités, que la frontière est mince entre nos créations et ce que nous mettons en oeuvre pour vivre, pourquoi ne pas regrouper ce que nous faisons sous un seul titre, avons-nous pensé à L’aiR Nu. Les villes passagères, c’est à la fois Village de Joachim qui vient de paraître chez publie.net, mon Saint-Germain et Bruits, le travail sur la cartographie poursuivi par Mathilde Roux, la rubrique que Piero Cohen Hadria va bientôt consacrer sur le site à la ville au cinéma et : nos collaborations, ensemble ou non, avec des universités (Marne-la-Vallée, Cergy-Pontoise, Poitiers...), des établissements scolaires (ma résidence au lycée du Parc des Loges d’Evry commence lundi), nos lectures, nos voyages, nos rêves, etc.

C’est une fiction, un site, des rencontres et des déplacements : tout ce qui permet de passer d’une ville à l’autre et de faire des villes des moyens de transport. C’est changeant, exaltant, soumis à transformations.

Par ailleurs, regardez un peu : L’aiR Nu a mis en ligne sa "carte postale" de rentrée et nous avons tous de quoi faire !

*

Miracle : durant toute la semaine, la fatigue du burn out n’est pas réapparue. Seule, celle, "normale" des trajets, du travail et des interactions, s’est manifestée. Rester vigilante, me dis-je, prudente mais encouragée.

Et donc, à nouveau, terminer ce semainier par ce qui est prévu la semaine suivante : lundi, premier déplacement à Évry pour rencontrer les élèves et commencer à travailler pour la webradio du lycée ; mardi, terminer le chapitre du livre commandé par les presses de l’Enssib sur numérique et écriture ; mercredi, écrire ; jeudi, écrire, puis petite lecture de À même la peau et Volte-face à la librairie La Terrasse de Gutenberg (Paris 12) lors de la soirée consacrée au Village de Joachim (on y entendra également Virginie Gautier, que je suis bien contente de retrouver) ; vendredi, réunion à la Vallée-aux-Loups pour préparer la nuit de la lecture de janvier 2019 (car nous avons été reconduits, joie !). Comme vous l’avez compris, tout cela est désormais tressé par les mêmes fils.

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