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Semaine #41 d’Evry et d’ailleurs (oui monsieur)

dimanche 14 Octobre 2018, par Anne Savelli

Le lundi, c’est Évry, et ce matin c’est à nouveau la rencontre d’une des trois classes de seconde que je verrai tout au long de l’année. Au CDI on parle décors, transports, maternité (comment décrire son lieu de naissance) tandis que le soleil chauffe les baies vitrées, que je commence à me sentir à l’aise dans ce lycée du parc des Loges où, ensuite, j’enregistre ma seconde lecture pour la webradio.

Au bonheur des dames, lu par Anne Savelli

Je décide de créer une rubrique Évry lundi sur mon site, qui racontera, chaque lundi mais en différé, quelque chose de cette journée-là. Ce sera comme une pochette-surprise : il y aura peut-être des photos, du son, du texte... Je mets le premier épisode en ligne le dimanche suivant, ce qui indique une conception assez souple du "lundi différé"...

Le soir, je me rends au Champo pour écouter Sébastien Rongier (que je recevrai à Chartres le samedi 17 novembre), nous parler de Marcel Duchamp et du cinéma. Sébastien nous projette une rareté hypnotique, le seul film de Duchamp, réalisé sous le nom de Rrose Sélavy, puis Baisers volés, que je suis ravie de revoir sur grand écran. Simplement, il est tard et j’en ai trop fait : début de malaise, je quitte la salle à toute vitesse. Je me promets de cuisiner Sébastien à L’Esperluète le mois prochain pour savoir ce qu’il a bien pu dire.

Mardi Vincennes, réunion en vue des prochains ateliers à Champs-sur-Marne, cette fois avec des étudiants en lettres modernes. Nous écrirons autour de l’écoquartier de Châtenay-Malabry, actuellement en construction - chantier sur lequel L’aiR Nu va se pencher durant plusieurs années. Cette fois, ce sont les espaces disparus, les cités utopiques qui nous intéressent. Amusant, au passage, pour moi, de penser à tout ça dans un endroit où j’ai vécu (Vincennes) (encore un, oui).

Jeudi Châtenay, parlons-en, justement : c’est la ville de la Vallée-aux-Loups, où je reçois Thierry Beinstingel pour parler de Rimbaud (de son Rimbaud, plus précisément). Arrivés tôt après avoir retrouvé notre amie Gilda, grâce à laquelle j’ai bien révisé, nous faisons un tour de la maison de Chateaubriand avant d’attendre l’heure sous l’érable rouge du Japon, près du salon de thé, en mangeant des glaces - c’est l’été ! Des perruches volent au-dessus de nos têtes. Le parc est splendide, comme toujours.

La nuit tombe, Rimbaud nous attend. Je retrouve dans le public deux participants à mes ateliers de l’an passé, ce qui me fait bien plaisir. Thierry se passionne, captive l’auditoire. À la fin, il nous donne quelques indices sur son prochain roman, à paraître en janvier. Lui aussi, je le reverrai à Chartres, fin novembre, où je l’inviterai avec Pierre Cohen-Hadria pour clore ma résidence - à mon avis, ça ne sera pas triste !

Dimanche L’oloé 2 est plein de pommes, qu’il s’agit d’éplucher. Je pense que ces dernières semaines, j’ai fait mille choses passionnantes mais que je n’ai ni écrit, ni nagé. Il faut inscrire dans l’agenda, non seulement les réunions, les lectures, les ateliers mais aussi les temps d’écriture et de nage pour les rendre incompressibles.
Voilà qui est décidé (oui monsieur).

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