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	<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
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		<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
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		<title>Mille feuilles (semaine de rentr&#233;e)</title>
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		<dc:date>2019-08-25T08:41:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>biblioth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Germain-en-Laye</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>
		<dc:subject>Juliette Mezenc</dc:subject>
		<dc:subject>Gilles Deleuze</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le semainier reprendrait-il du service ? La vie de l'autrice serait-elle un feuilleton et si oui, de combien de feuilletons est-il fait ? (r&#233;ponses, peut-&#234;tre, au prochain &#233;pisode)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/bibliotheque" rel="tag"&gt;biblioth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/saint-germain-en-laye" rel="tag"&gt;Saint-Germain-en-Laye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/juliette-mezenc" rel="tag"&gt;Juliette Mezenc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/gilles-deleuze" rel="tag"&gt;Gilles Deleuze&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_559 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/saint_germain_en_carton.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/saint_germain_en_carton.jpg?1566487139' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;N'&#233;tant pas salari&#233;e, n'ayant pas de cong&#233;s pay&#233;s, la fin des vacances et le jour de la rentr&#233;e sont pour moi des donn&#233;es &#224; g&#233;om&#233;trie variable : qu'est-ce qui compte ? Le retour &#224; Paris ? La r&#233;daction d'un mail ? La date not&#233;e sur l'agenda de la premi&#232;re r&#233;union professionnelle ? Le budget pr&#233;visionnel &#224; se coltiner ? Ou encore le temps qu'il fait, la nuit qui tombe, le Navigo &#224; reprendre, le bureau &#224; ranger...&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le d&#233;sir imp&#233;rieux de se remettre &#224; &#233;crire, pour commencer. Quelque chose gronde, apr&#232;s un &#233;t&#233; pass&#233; &#224; penser &lt;i&gt;Saint-Germain&lt;/i&gt;, entre corrections des &#233;preuves, lecture de &lt;i&gt;Retour &#224; Reims&lt;/i&gt; de Didier &#201;ribon - j'anticipe le fait qu'on va m'en parler comme on me parlera des livres d'Annie Ernaux, je me trompe peut-&#234;tre, peu importe -, r&#233;flexions sur les transfuges de classes, comme on dit, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Si on se r&#233;f&#232;re &#224; ce rouleau compresseur qu'est la rentr&#233;e litt&#233;raire, nous sommes en retard : les services de presse ne seront envoy&#233;s que la semaine prochaine. Je vois se d&#233;ployer, chez les autres, un ensemble de messages sur les r&#233;seaux sociaux (&#034;je serai invit&#233;/e dans telle librairie, dans telle ville...&#034;, agenda pr&#233;vu depuis longtemps) ; dans les vitrines, les premiers livres apparaissent et ailleurs, les premi&#232;res pol&#233;miques. Chez eux, c'est l'automne. Ici, c'est encore l'&#233;t&#233;. Je viens de recevoir mon carton de livres, d'envoyer &#224; mon &#233;diteur la liste des suggestions pour les fameux SP. Au passage, c'est le seul jour de l'ann&#233;e, peut-&#234;tre, o&#249; j'ai l'impression d'&#234;tre pleinement une &#233;crivaine professionnelle, celui o&#249; je peux croire que le livre va me porter, travailler pour moi sans que je l'&lt;i&gt;accompagne&lt;/i&gt;, comme on dit. Sans travailler encore et toujours &#224; autre chose qu'&#224; l'&#233;criture. Peut-&#234;tre est-ce pour cela que le d&#233;sir revient ?&lt;br class='autobr' /&gt;
(celui d'&#233;crire)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_583 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/etagere_livres.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/etagere_livres.jpg?1566717995' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Depuis longtemps, je range sur une &#233;tag&#232;re de ma biblioth&#232;que l'ensemble de mes livres et les revues dans lesquelles j'ai publi&#233;. Puisque &lt;i&gt;Saint-Germain-en-Laye&lt;/i&gt; s'y ajoute, profitons-en et modifions le classement : je prolonge le sentiment de satisfaction dans lequel la r&#233;ception du carton m'a mise (sentiment qui ne dure, chaque fois, que vingt-quatre heures, ce qui est quand m&#234;me peu !) en effectuant un nouveau rangement. De gauche &#224; droite, les livres se dressent non plus dans l'ordre de leur publication, mais dans celui de leur arriv&#233;e dans ma t&#234;te. C'est plus coh&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Visuellement, &#231;a reste chaotique, par contre : tailles, couleurs, maisons d'&#233;dition, il y en a pour tous les go&#251;ts. C'est baroque, jusque dans l'invisible (n'oublions pas les livres num&#233;riques, qui s'intercalent mentalement entre deux publications papier). Il faut croire que &#231;a me ressemble.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce rangement de la biblioth&#232;que se propage &#224; tout l'appartement, engorg&#233; &#224; tel point qu'il faut vraiment se d&#233;barrasser, ces jours-ci, d'un grand nombre de livres (pour donner une id&#233;e, ils se comptent par milliers, plus par centaines depuis longtemps). C'est assez d&#233;primant, par moments : on se demande ce qui nous a pris d'acheter tel ou tel livre (qui &#233;tait-on, alors ?) ; on se dit que celui-l&#224;, non, vraiment, on ne le lira jamais, inutile de s'illusionner (voil&#224; qui donne un petit coup de vieux) ; on se rend compte aussi du nombre de livres qui, tout respectables qu'ils soient, intelligents et bien &#233;crits, n'auront pas marqu&#233; : aucun souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&#192; propos de biblioth&#232;que, j'ai &#233;cout&#233; tout en rangeant cette &lt;a href=&#034;https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-poetes/alberto-manguel-et-michel-zink-en-hommes-livres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;mission&lt;/a&gt; sur le sujet. H&#233;las, ce qui m'a marqu&#233;, surtout, c'est le combat de coqs, feutr&#233; mais r&#233;el, entre les deux &#233;rudits invit&#233;s (surtout un). Quel dommage, cette pu&#233;rilit&#233;, ce besoin permanent, souterrain mais constant, de montrer qu'on sait tout, d'occuper le terrain... L'auditeur en oublie ce qui pourrait le nourrir, lui donner des envies de prolongement - c'est l'effet que &#231;a m'a fait, en tout cas. Voil&#224; qui me rappelle ce que Deleuze disait de la culture dans son ab&#233;c&#233;daire, tiens. C comme culture... Je cherche, ne trouve plus le passage sur Youtube mais tombe sur ce texte de Juliette Mezenc, &lt;a href=&#034;https://diacritik.com/2015/12/18/deleuze-et-nous-entrees-pour-une-lecture-par-les-bords-et-le-milieu-par-juliette-mezenc/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Deleuze et nous&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Vivant, vibrant, ouvert, mouvant, comme le montrent ces deux extraits :&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#201;crire avec&lt;/strong&gt; : J'&#233;cris avec Deleuze, il fut tout un temps o&#249; je ne savais pas que j'&#233;crivais avec Deleuze mais je sais ceci : j'&#233;crivais avec Deleuze avant de lire Deleuze.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt;Olivier Cadiot disait r&#233;cemment de lui qu'il &#233;tait un &#171; coach d'&#233;criture &#187;. Il le disait &#224; la radio et avec le sourire, dingue tout ce qu'on voit en &#233;coutant la radio.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt;Pour &#231;a que les &#233;crivains lisent Deleuze, parce qu'il fait &#233;crire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt;Bien s&#251;r, il y a ce qu'il dit de l'&#233;criture, de la langue d'un &#233;crivain, cette langue forc&#233;ment &#171; mineure &#187;, si proche et si &#233;loign&#233;e de la langue usuelle.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Mais c'est surtout qu'il le dit lui-m&#234;me dans une sorte de langue &#233;trang&#232;re, avec une mani&#232;re bien &#224; lui, que je ne comprends pas et que je comprends &#8211; tout comme &#224; 10 ans je ne comprenais pas L'Idiot de Dosto&#239;evski mais je lisais avec fi&#232;vre un texte fi&#233;vreux &#8211;, Deleuze &#233;crit quand il &#233;crit, il ne r&#233;dige pas de la philosophie, j'entends par l&#224; : il ne traduit pas en mots une pens&#233;e d&#233;j&#224; pens&#233;e mais il pense en &#233;crivant. Et cette pens&#233;e-l&#224; se fait en rythme, n&#233;cessairement, un rythme qui lui est propre. Il &#233;crit quand il parle aussi, il &#233;crit avec ses longs ongles dans l'air des formules po&#233;tiques.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Devenir &lt;/strong&gt; : J'&#233;cris pour devenir, c'est LE verbe deleuzien, dans nos temps o&#249; il s'agit d'&#234;tre une bonne fois pour toutes, identifi&#233;, fix&#233;, de montrer patte blanche, uniforme et sans tache, une sorte d'identit&#233; solide, ce mouvement perp&#233;tuel de la vie que sugg&#232;re le verbe &#171; devenir &#187; me donne de l'air.&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;De l'air, de la place, du mouvement : merci Juliette, et bon dimanche &#224; tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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