<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://annesavelli.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
	<link>https://annesavelli.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://annesavelli.fr/spip.php?id_mot=179&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
		<url>https://annesavelli.fr/IMG/logo/as_bureau_temoin_havre.jpg?1744198317</url>
		<link>https://annesavelli.fr/</link>
		<height>96</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ecrire avec et sans (images, liens)</title>
		<link>https://annesavelli.fr/semainier/article/ecrire-avec-et-sans-images-liens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://annesavelli.fr/semainier/article/ecrire-avec-et-sans-images-liens</guid>
		<dc:date>2020-02-02T13:28:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre M&#233;nard</dc:subject>
		<dc:subject>bruit</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Germain-en-Laye</dc:subject>
		<dc:subject>semainier</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Lya Garcia</dc:subject>
		<dc:subject>Nadia Djabali</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Journal d'&#233;criture non exhaustif, avec et sans (images, liens).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://annesavelli.fr/semainier/" rel="directory"&gt;Semainier&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/pierre-menard" rel="tag"&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/bruit" rel="tag"&gt;bruit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/saint-germain-en-laye" rel="tag"&gt;Saint-Germain-en-Laye&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/semainier" rel="tag"&gt;semainier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/lya-garcia" rel="tag"&gt;Lya Garcia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/nadia-djabali" rel="tag"&gt;Nadia Djabali&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=justify&gt;&#201;crire sans image(s), toujours, mais peut-&#234;tre cette fois en mentionnant ce qui, ici ou l&#224;, fait lien, permet de recentrer, de comprendre &#224; nouveau pourquoi on fait les choses quand l'anxi&#233;t&#233; revient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Faut-il se servir du lien hypertexte ou, pour &#233;viter cette micro-action, prendre du temps &#224; raconter ce que le lecteur, s'il est curieux, ira chercher lui-m&#234;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire avec et sans liens.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;En tapant cet article sans brouillon pr&#233;alable, j'&#233;coute la voix de Pierre M&#233;nard. Il vient de mettre en ligne son journal du regard de janvier, &lt;i&gt;Au lieu de se souvenir&lt;/i&gt;. Je l'entends lire, dire &lt;i&gt;Mais l'image revient sans cesse&lt;/i&gt;. La vid&#233;o passe sur mon t&#233;l&#233;phone, pos&#233; &#224; droite de l'ordinateur. Par moments, je regarde mon &#233;cran, le clavier. &#192; d'autres je ne vois que la vid&#233;o, ne sais si ce que j'&#233;cris correspond aux phrases de ma t&#234;te. Parfois, tournant les yeux, tandis qu'il ne dit plus rien, je reconnais des lieux qu'il nous arrive de partager.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Pierre m'a interrog&#233;e il y a quelques jours sur la fa&#231;on que j'ai d'&#233;couter la ville et sur mon projet de roman, &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;. Depuis, j'ai mont&#233; un dossier pour ce m&#234;me projet. Pensant &#224; &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt; d'&#201;douard Lev&#233; il m'arrive de me demander si ce livre ne deviendra pas, pour finir, la somme de tout ce que j'aurais &#233;crit &#224; son propos (pr&#233;sentations, pistes, suggestions, r&#233;sum&#233;s, non-dits) plut&#244;t que le texte lui-m&#234;me. Quoi qu'il en soit, j'ai &#233;cout&#233; les 17 minutes de l'interview que Pierre a mont&#233;es et sonoris&#233;es sur son site. Je les ai &#233;cout&#233;es plusieurs fois, m&#234;me : en ces temps difficiles, c'est une fa&#231;on de s'ancrer, d'&#234;tre au clair avec ce qu'on veut.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;C'est nouveau, mais j'ai peur du silence, lui dis-je dans l'interview. Justement, pour cette m&#234;me raison, je laisse se d&#233;rouler son journal du regard pour que sa bande-son m'accompagne. Cependant, au moment o&#249; je tape ces mots : rien. Ni musique, ni voix off. Je regarde. La cam&#233;ra s'approche de ce qui ressemble &#224; des billes, installation constitu&#233;e de milliers de d&#233;s multicolores. Justement je parlais du hasard aux &#233;l&#232;ves de Saint-Germain, en atelier, ce vendredi... Je tourne &#224; nouveau la t&#234;te : voici la gare Saint-Charles, son escalier connu par c&#339;ur. &lt;i&gt;Se taire, sans doute se taire&lt;/i&gt;, dit-il. J'arr&#234;te la vid&#233;o pour me relire.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&#192; propos d'interview, il faut que je parle de l'entretien avec Gilda Fiermonte sur Cause commune, me dis-je alors (&lt;i&gt;C&#244;t&#233; papier... mais pas seulement&lt;/i&gt;, &#233;mission de radio podcastable depuis peu, ajout&#233;e il y a quelques jours &#224; ma rubrique &#034;&#192; voix haute&#034;). L&#224; encore, exposer son travail, de Marilyn &#224; Saint-Germain, c'est s'en r&#233;assurer. J'aimerais que cela m'aide &#224; reprendre le collier, me remettre &#224; chercher une place pour &lt;i&gt;Volte-face&lt;/i&gt;, poursuivre les mises en ligne du feuilleton sur remue.net. J'aimerais qu'on entende l'&#233;mission, qu'on m'en dise quelque chose. Mais je ne peux forcer personne.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Retour &#224; la vid&#233;o de Pierre M&#233;nard. On &#233;coute &#201;ric Pessan lire un texte &#224; Marseille mais le son est lointain. Je l'entends parler de &lt;i&gt;connivence avec le lecteur&lt;/i&gt;. Je peux passer cette vid&#233;o en boucle, si je veux, attraper d'autres bribes du texte d'&#201;ric &#224; chaque fois : luxe du temps, de la connexion.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce qui s'est pass&#233; cette semaine tient en deux moments forts qui divisent et rassemblent tout ce qui me traverse : la mort d'une amie de longue date, journaliste et artiste, Nadia Djabali, que je n'avais pas vue depuis des ann&#233;es mais avec qui j'avais beaucoup &#233;chang&#233; quand nous avions vingt-cinq, trente ans. Le choc que c'est, que &#231;a reste. Et puis, le lendemain de cette nouvelle, un atelier d'&#233;criture avec les CM2 de Saint-Germain, le meilleur de ma vie sans doute, dont l'id&#233;e m'est venue gr&#226;ce &#224; une autre amie, artiste &#233;galement, Lya Garcia.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Lya m'a offert un pigeon crochet&#233;, premier d'une s&#233;rie de sculptures qu'elle veut &#034;lib&#233;rer&#034; en les offrant &#224; des gens qui, eux, lui donnent une chose qu'ils cr&#233;ent (un texte, un dessin, une recette de cuisine...). &#192; la fin, les pigeons et les &#339;uvres formeront la mati&#232;re d'une exposition qui s'intitulera &lt;i&gt;Le manque d'espace&lt;/i&gt;, r&#233;f&#233;rence &#224; la tr&#232;s petite surface de l'appartement qu'elle occupe mais aussi &#224; Perec qui (voil&#224; notre hasard), est n&#233; rue de l'Atlas dans l'immeuble o&#249; Lya habite.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;C'est en apprenant la mort de Nadia, sculptrice elle aussi, et peintre, que j'ai &#233;crit mon texte pour Lya le jeudi apr&#232;s-midi. Le lendemain, j'ai propos&#233; aux enfants de devenir des guides menteurs, des oiseaux et des &#339;uvres d'art. Ils ont tous accept&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
