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		<title>Fen&#234;tres Open Space</title>
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		<title>Choses boucl&#233;es, mots sous l'aube</title>
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		<dc:date>2025-04-20T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Fin (provisoire ou non) de plusieurs projets, retour aux lectures, dont un texte d'Anna Jouy&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/anna-jouy" rel="tag"&gt;Anna Jouy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://annesavelli.fr/mot/musee-du-louvre" rel="tag"&gt;mus&#233;e du Louvre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/image_15-04-2025_a_20.00.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/image_15-04-2025_a_20.00.jpg?1744740133' width='500' height='626' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;(&lt;i&gt;Oeuvre de l'artiste japonais Yunoki Samiro, rompu &#224; l'art du katazome, teinture traditionnelle au pochoir, datant de 1979, que j'ai &#224; peine le temps d'apercevoir puis de capturer sur Facebook avant que l'algorithme ne rafra&#238;chisse la page sans me demander mon avis. Je fais alors une recherche Google image pour la retrouver, mais le texte qui mettait en contexte les diff&#233;rentes oeuvres pr&#233;sent&#233;es a disparu, preuve, s'il en &#233;tait, que les r&#233;seaux sociaux nous permettent des d&#233;couvertes, peut-&#234;tre, mais pour mieux les subtiliser. C'est exasp&#233;rant.)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mardi&lt;/strong&gt; R&#233;flexion, depuis hier, &#224; propos d'un nouveau dossier &#224; monter pour L'aiR Nu. Apr&#232;s quelques recherches, r&#233;daction du projet, nettoyage du CV puis envoi par mail : quelle efficacit&#233;, me dis-je, contente. C'est d'autant plus vrai qu'ensuite, ayant d&#233;cid&#233; de retourner &#224; la piscine, je me rends compte au fil de la nage qu'une nouvelle id&#233;e de livre me vient.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&#199;a fait cinq, ou m&#234;me six (id&#233;es de livres).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/img_3455.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/img_3455.jpg?1744968043' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ensuite, d&#233;rushage du commentaire du nouvel &#233;pisode de &lt;i&gt;Faites entrer l'&#233;criture&lt;/i&gt;, avec souvenirs du salon qui commencent &#224; s'inscrire dans l'oreille. Quand j'en serai au montage, demain, je saurai peut-&#234;tre comment j'ai v&#233;cu ces deux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Hier, j'ai relu une nouvelle de Janet Frame, pour mieux penser au &#034;nouveau dossier&#034;, et cela m'a imm&#233;diatement plong&#233;e dans une sorte d'intimit&#233; merveilleuse. Il faut vraiment que je retourne &#224; Frame, qui m'accompagne depuis que j'ai 23 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Ce qui serait bien, ce serait que je la traduise, oui, sans doute. J'y ai &#233;t&#233; pouss&#233;e par un de ses traducteurs, sur Facebook (plateforme que je critiquais il y a quelques instants, critique que je poursuivrai) il y a facilement 20 ans et je n'ai jamais os&#233; m'y coller. Lire sa biographie en anglais, &#224; c&#244;t&#233; de mon lit depuis des mois, serait d&#233;j&#224; une premi&#232;re &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Le soir, j'apprends que notre proposition &#034;enchante&#034; l'enseignant-chercheur qui l'a re&#231;ue et enverra le dossier complet demain aux financeurs (rien n'est gagn&#233;, &#224; ce stade, encore). Tout en travaillant, je n'ai cess&#233; de r&#234;ver, hier, &#224; ce qu'on pourrait faire, c'est pourquoi, apr&#232;s ce message : joie, all&#233;gresse, doigts crois&#233;s pour que &#231;a fonctionne !&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Mercredi&lt;/strong&gt; Gr&#226;ce &#224; cette bonne &#233;nergie, je r&#233;ussis, avant la fin de la matin&#233;e, &#224; renvoyer &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; en lecture, non sans avoir not&#233; tous les changements dont je me souviens &#8212; pour me rassurer, sans doute, mais aussi, s'il le souhaite, pour mon &#233;diteur. Voil&#224;. Lib&#233;r&#233;e d&#233;livr&#233;e, en tout cas, pour quelques jours !&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Jeudi&lt;/strong&gt; Podcast termin&#233;, mont&#233;, mix&#233;, mis en ligne, programm&#233;. Satisfaction d'avoir, cette semaine, &#034;boucl&#233;&#034; trois choses. Ce qui est bien, avec le podcast, c'est qu'il mobilise et oblige &#224; se focaliser enti&#232;rement. On cr&#233;e sa mati&#232;re sonore (commentaire, entretien, bruitage, recherche d'archives, de musiques), puis on joue avec. On ne reprend pas tout, perp&#233;tuellement, ex nihilo, comme je l'ai fait dans &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt;, o&#249; chaque minute &#233;crite convoque l'&#233;nergie du d&#233;marrage.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi&lt;/strong&gt; Aujourd'hui, en attendant de voir mon &#233;diteur, qui n'aura pas eu le temps de relire ma nouvelle version (je suis tranquille, de ce c&#244;t&#233;-l&#224;, pour huit jours minimum), je fais du m&#233;nage sur mon ordinateur ou, plus exactement, je tente de rapatrier dans un seul gros dossier tous les extraits de textes d'auteurs que j'ai pu lire (et, n&#233;cessairement, scanner ou recopier) lors de d&#233;ambulations et d'ateliers d'&#233;criture depuis la nuit des temps. Une d&#233;ception m'attend : j'en trouve moins que pr&#233;vu. Peut-&#234;tre ont-ils &#233;t&#233; perdus au fil des renouvellements d'ordinateurs ? Peut-&#234;tre, &#233;galement, ai-je majoritairement lu les extraits pr&#233;lev&#233;s dans les ouvrages, directement. Je ne sais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Cependant, je retrouve ce texte d'Anna Jouy, disparue le 5 avril dernier, que j'avais lu et utilis&#233; pour faire &#233;crire des enseignants au Louvre en 2014 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Invendu&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : frissonne beaucoup avec avant et pendant. ce froid qu'il fait si souvent dans la bouche comme un gla&#231;on qui tombe. les mots durs, craquant &#224; sauter sur l'&#233;mail. tremble de froid. de peur aussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
frissonne d'une fa&#231;on d'herbes sous les piq&#251;res. par secousses. presque invisibles, ou alors seulement si on y prend garde. me fais du mal pour trois fois rien, pour des virgules de traviole ou des mots au sens triple ou plus -trop profond- qu'ils se diss&#233;minent et m'&#233;chappent. usages trompeurs. masques. ces choses que l'on cache par en-dessous et qui font des couteaux sous la manche. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : prends tout d'une seule brass&#233;e ouverte. cela fait beaucoup &#224; mettre dedans d'un coup. souvent c'est trop. on peut pas faire. parce qu'on n'est jamais assez fort. &#233;preuves avec tirage. &#231;a crame dans le syst&#232;me &#233;lectrique. clignote sur panne intermittente mais c'est jamais que le courant qui passe et me fait vivre &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : aime &#233;chapper m'&#233;chapper sans qu'on me laisse vraiment partir. ne partage pas grand chose. m' angoisse d'&#234;tre douce. si froissable, tissu sans appr&#234;t. ou alors trop de crins. terrain vague et plantes compagnes. fibres tress&#233;es m&#234;l&#233;es. peine &#224; retrouver mon origine. en m&#226;le d'&#233;tiquette. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : m'obstine, m&#234;me &#224; tort. dire une erreur me co&#251;te souvent un bras d'honneur. fais plut&#244;t l'aum&#244;ne- je sais c'est pas &#224; dire- . pense que tout le monde a raison quand m&#234;me. faudrait juste laisser faire. n'aime pas qu'on lui explique- why ? c'est humiliant &#224; la fin. explique pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : difficile, dure &#224; aimer. voire impossible. comprends par habitude. au clair. incomp&#233;tences s&#251;rement visc&#233;rales. laisse tomber. elle aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://jouyanna.ch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mots sous l'aube&lt;/a&gt;, mercredi 25 d&#233;cembre 2013)&lt;/p&gt;
&lt;p align=justify&gt;Je me rappelle l'&#233;tonnement de certains enseignants devant le d&#233;sir d'Anna Jouy d'&#233;crire et de publier des textes tout au long de la journ&#233;e, du matin au soir, organisant son site pour que les six entr&#233;es du jour (Aube, matin&#233;e, midi, apr&#232;s-midi, soir, nuit ? Je le dis de m&#233;moire.) soient accessibles, en colonnes, sur la page d'accueil. Projet titanesque, impossible, dont je ne sais combien de temps il a dur&#233;. Reste cette pr&#233;sentation en colonnes et le nom choisi pour son site : Mots sous l'aube.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1770 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/image_18-04-2025_a_11_30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://annesavelli.fr/IMG/jpg/image_18-04-2025_a_11_30.jpg?1744968763' width='500' height='351' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;&lt;strong&gt;Vendredi soir&lt;/strong&gt; Se remettre &#224; lire, beaucoup, tous azimut, avec entrain, avec app&#233;tit, tel est mon d&#233;sir en cette fin de semaine. Je lis, suis en train de lire, viens de lire, de relire, m'appr&#234;te &#224; lire, dans l'ordre ou le d&#233;sordre, &lt;i&gt;Abyssal cabaret&lt;/i&gt; de Maryse Hache, &lt;i&gt;Destin de clown&lt;/i&gt; d'Annie Fratellini, un livre sur Delphine Seyrig assez ancien et que je ne citerai pas, ne l'ayant pas trouv&#233; tr&#232;s bon, ainsi que : &lt;i&gt;Dans le cerveau des com&#233;diens&lt;/i&gt; d'Anouk Grimberg, &lt;i&gt;Villa Zamir&lt;/i&gt; d'H&#233;l&#232;ne Gaudy, &lt;i&gt;Des milliers de ronds dans l'eau&lt;/i&gt; de Claro, les trois nouveaux &lt;a href=&#034;https://www.loeilebloui.fr/collection-perec-53/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perec 53&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Le Timbre &#224; un franc&lt;/i&gt; de Jean-Louis Bailly, &lt;i&gt;L'Eternit&#233; comme un jeu de taquin&lt;/i&gt; de Sophie Coiffier, &lt;i&gt;Place Saint-Sulpice les 18 et 19 octobre 1974&lt;/i&gt; de Pierre Getzler, pr&#233;face de Claude Burgelin, dont j'ai &#233;t&#233; la stagiaire il y a environ 35 ans durant deux mois, ce qu'ignore Thierry Bodin-Hullin et que je glisse ici, tiens, pourquoi pas ?). J'en profite pour dire que la th&#232;se de Virginie Gautier, &lt;a href=&#034;https://hal.science/tel-05035190v1/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Po&#239;&#233;tique du d&#233;placement&lt;/a&gt;, en lien avec son livre &lt;a href=&#034;https://www.editions-nous.com/gautierv_verslesterresvagues.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Vers les terres vagues&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, vient d'&#234;tre mise en ligne. J'aime depuis longtemps ce qu'&#233;crit Virginie et le sujet m'int&#233;resse au plus haut point (elle m'a d'ailleurs interrog&#233; &#224; ce sujet il y a longtemps). Tous mes livres, ou presque, s'int&#233;ressent &#224; la question du d&#233;placement, en particulier lorsqu'il concerne la travers&#233;e d'un lieu (ville, quartier, r&#233;gion, rue, mus&#233;e, lac) par une femme. Et ce n'est pas &lt;i&gt;Bruits&lt;/i&gt; qui va d&#233;roger...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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