Livre numérique écrit par L’aiR Nu
(Pierre Cohen-Hadria, Mathilde Roux, Anne Savelli, Joachim Séné)
téléchargeable gratuitement
et site web
Exposer Marilyn
mardi 29 Septembre 2026, par
Faites entrer l’écriture, lorsque cet épisode est paru pour mes abonné·es Patreon (que je vous invite à rejoindre, bien sûr !), fêtait ses trois ans. Je n’aurais pas pu imaginer, lorsque j’ai commencé, que je m’attacherai tant à ce podcast et que, grâce à lui, je ne cesserai de faire des rencontres. En trois ans, lorsque je n’ai pas parlé seule au micro, j’ai interrogé des auteur·ices, des éditeur·ices, une chercheuse de décors de cinéma, un journaliste musical, des étudiant·es en master de création littéraire, un écrivain informaticien, un musicien bruitiste, ma mère, un documentariste ami de Daniel Darc ou encore, l’habitante d’un écoquartier à propos duquel L’aiR Nu a écrit un livre.
Pour ouvrir la 4e année, je vous propose de suivre les traces de Marilyn Monroe, qui aurait eu cent ans le 1er juin, en visitant l’exposition que la Cinémathèque française lui a consacrée.
Vous le savez peut-être : j’ai écrit un livre, à mi-chemin entre biographie et fiction, sur la relation de Marilyn Monroe à la photographie et aux photographes, Musée Marilyn, paru en 2022 chez Actes Sud (Inculte). Ce qu’il y a de fictif, dans ce texte, plus précisément, c’est l’espace lui-même, dans lequel un groupe de spectateurs est contraint de suivre une visite menée tambour battant par un guide qui finit par perdre ses repères. Autant dire que j’étais motivée !
Les questions qui m’ont traversée sont les suivantes : comment monte-t-on une exposition réelle ? Comment "s’écrivent" les différents espaces, par qui, selon quel cheminement, avec quelles contraintes ? Les voit-on avec d’autres yeux quand on les conçoit, et si oui, de quelle manière ?
Pour réaliser cet épisode, j’ai pu me rendre plusieurs fois sur place, découvrant l’exposition en cours de montage, me rendant au vernissage (ce que je n’ai pas eu la place de raconter) avant d’interroger la commissaire de la Cinémathèque, Florence Tissot, rencontrée à la parution de mon livre et avec laquelle j’avais gardé contact.
J’ai également posé des questions à une connaisseuse avertie de la vie et l’oeuvre de Marilyn Monroe, Florence Szwarc Esse. Elle pratique la photo en amateur, ce qui a contribué à nos échanges.
Sources sonores :
Bien sûr, j’ai profité d’avoir un podcast à produire pour me faire plaisir et glisser deux courtes lectures de mon livre.
Dans l’épisode, on entend également des extraits musicaux tirés de Niagara, Les Hommes préfèrent les blondes et Les Désaxés. Madonna chante un peu de Material girl et l’on peut découvrir la voix de Marilyn dans l’un de ses premiers films, Le Démon s’éveille la nuit (Clash by night, Fritz Lang), dans Sept ans de réflexion (The seven years itch, Billy Wilder) et dans le dernier, Les Désaxés (The Misfits, de John Huston). Elle dit également, très brièvement, sa joie d’être revenue à Los Angeles (en l’occurrence, pour lancer sa maison de production) dans une archive de mauvaise qualité, mais que je trouve importante.
Autres sources : un extrait de la série Mad men et le "lancement" de Marilyn venue chanter à la soirée d’anniversaire de John F. Kennedy.
Enfin, dans Sois belle et tais-toi, de Delphine Seyrig, Jane Fonda raconte comment Hollywood l’a façonnée : j’ai utilisé le début de ce témoignage.
Dans cet épisode, il est donc question du rôle d’un·e commissaire d’exposition, de la façon dont cette dernière est conçue, écrite, en lien avec le scénographe. On y entend des moments de joie et de déception, de petits bruits de travaux, ou encore un groupe en visite qui s’obstine à s’approcher de mon micro alors que je fais mon interview in situ - pardon pour les moments où Florence Tissot est moins audible, mais tendez l’oreille, ça vaut la peine !
Au passage, j’ai interrogé deux personnes qui travaillaient, l’une sur les accrochages, l’autre sur la mise en valeur d’un renard ayant appartenu à Marilyn. Je n’ai pas su leur nom mais merci à eux. Un grand merci aux deux Florence, bien sûr, ainsi qu’à Mélanie Haoun de la Cinémathèque qui m’a accompagnée la première fois.
Pour aller plus loin, vous pouvez également écouter l’épisode que j’ai consacré à une chercheuse de décors de cinéma.
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