Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Autant regarder la mer
mardi 6 Avril 2021, par
Depuis un mois, une flemme incommensurable de tenir quelque journal que ce soit m’est venue, ici comme ailleurs. Un manque de motivation, malgré ce que je pourrais raconter — en résidence à la Marelle, à Marseille, j’ai pourtant de quoi dire. Est-ce le fait d’avoir beaucoup écrit, pour moi, pendant la première année de pandémie ? Est-ce une conséquence de cette situation sanitaire qui n’en finit plus ? Sûrement. Chaque dimanche, je pense que je vais m’y remettre et je laisse filer. Autant regarder la mer sans rien faire, comme dit Fabienne Yvert.
Autant regarder la mer ou, puisque je suis revenue à Paris, intégrer ici ce que j’ai raconté à la radio ou en visioconférence ces derniers temps : que ce que j’ai pu faire pendant cette période sans semainier parle pour moi. Ainsi, l’émission de Radio Grenouille à laquelle j’ai participé, interrogée par Pascal Jourdana et Roxana Hashemi. Je l’ai rangée dans la catégorie "radio" du site mais elle n’est pas très visitée. La revoilà, donc :
Et puisqu’on parle de Pascal Jourdana, autant placer également ici la journée d’échanges du festival Les Échappées qui a eu lieu "au Mac Val" le 25 mars dernier, en réalité chacun chez soi — nous y avons participé ensemble de Marseille. Présentée par Pierre Ménard, qui en a également assuré la programmation, elle s’est intéressée le matin aux résidences d’écriture, l’après-midi à l’édition de poésie contemporaine.
Je suis intervenue pour parler de ma résidence à la Marelle, de ma participation au livre de l’Académie de Créteil et de Nos îles numériques, le projet de L’aiR Nu que nous aurions dû présenter l’après-midi à la médiathèque de La Haÿ-les-Roses si la situation sanitaire n’avait pas changé la donne.
En ce qui concerne Bruits, le roman lié à la résidence, l’émission de Radio Grenouille l’évoque en détail. Sur le livre de L’Académie, le site de la Maison de la poésie partenaire de l’action n’étant pas accessible pour le moment (à cause de l’incendie d’OVH), je ne peux que renvoyer au texte que j’ai écrit pour le projet. Par contre, je dirais bien ici un mot de Nos îles numériques, oui.
Avant que le festival ne se fasse qu’à distance, il était prévu que nous présentions le site devant le public de la médiathèque de La Haÿ le 25 après-midi. Il nous fallait donc en faire un "objet web", l’unifier après en avoir, quinzaine après quinzaine, fait découvrir des fragments (textes, sons, photos, résultats d’enquête) ; après avoir permis à qui le souhaitait d’accéder aux étapes, aux ébauches. Parfois, c’est dans l’urgence que les choses prennent leur forme définitive après des mois de travail. Ce fut le cas pour Nos îles et, il faut le dire, je suis très fière du résultat.
Tout commence, comme vous pouvez vous en faire une idée ci-dessus, par l’apparition de deux diaporamas sur fond de vidéo, puis d’un premier enregistrement, à écouter si on veut "savoir la suite".
"La suite", ce sont d’abord une seconde lecture qui, à nouveau, doit être jouée, puis un déferlement de textes, de photos, de bribes de paroles, auxquels ajouter deux ou trois podcasts plus longs, plus construits, une interview, des extraits de réponses à l’enquête, des enregistrements de balade en ville, des bouts de chanson : au bout d’un moment, c’est l’internaute qui crée son chemin.
Chacun peut s’inventer son île numérique, commencer par se laisser guider puis choisir sa voie : tout voir ou non, tout lire, tout écouter, ou non. Et tiens, d’ailleurs, avant d’en finir avec ce semainier mensuel, je vous propose un petit jeu : voici trois extraits de chansons sur les îles que je fredonne sur le site : sauriez-vous en retrouver les auteurs et les titres ?
Un message, un commentaire ?
Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.













