Fenêtres Open Space

site d’Anne Savelli

Ca va, ça vient.

dimanche 18 Octobre 2026, par Anne Savelli

(Attention, la tête va se remplir au fur et à mesure.)

Mercredi La semaine commence mal, avec plusieurs projets de L’aiR Nu qui tombent à l’eau en même temps : d’abord, une déambulation que nous voulions mener autour de la SFP disparue (Dix mois d’attente pour une subvention refusée. Tant pis, nous l’ajouterons au catalogue des balades payantes, mais elle ne bénéficiera pas aux gens du quartier qui n’en auront pas les moyens. Et encore nous faudra-t-il trouver un public, bien entendu.) Plus rageant encore : notre participation au festival du Livre Danube en novembre prochain, sur laquelle nous comptions, pour laquelle nous avons dû monter trois dossiers différents, trois budgets allant du simple au triple (ou plutôt, du triple au simple !), est stoppée faute de partenaire. L’an dernier, la quinzaine nous avait permis de développer la carte Par-là Paris et donné l’espoir de revenir, d’entretenir des liens réguliers avec les habitants et les associations. Je suis toujours en arrêt maladie, fatiguée, pas forcément sortie d’affaire et je n’en peux plus, de cette vie-là.

Nous montons quand même, une fois encore, un dossier de subventions, toujours en lien avec ce quartier isolé situé entre Danube et Place des fêtes, sans métro à proximité mais très intéressant et diversifié. Un lieu auquel je me suis attachée, que je découvre au fur à et mesure, sur lequel presque rien n’a été écrit. La réponse de la mairie (si elle arrive un jour...) ne sera pas connue avant mars ou avril et nous ne pourrons pas commencer à travailler avant mai ou septembre, pour des actions pouvant courir jusqu’à novembre (2027, hein). On parle là de très peu d’argent, de quoi vivre quelques jours, un mois maximum. Tant d’investissement personnel pour un résultat nul cette année : comment avoir encore envie de tenir le cap, telle est la question.

(La place des Fêtes aujourd’hui)

Le dimanche précédent ces déceptions, je suis allée voir un film de Pierre Barouh, Ça va ça vient, dans ce quartier, précisément, grâce à la première édition d’un festival CinéBelleville au programme alléchant. Il a fallu faire un choix, car le film de Robert Bober sur Perec, En remontant la rue Vilin, passait en même temps au Carré Baudouin. Je l’aime beaucoup mais je l’ai déjà vu (d’ailleurs, il est accessible ici-même).
Ça va ça vient, tourné sur la place des Fêtes en pleine reconstruction en 1970, suit quelques jours de la vie d’un ouvrier du chantier joué par Areski Belkacem. "Ares" habite en banlieue et se trouve coincé dans le quartier par une grève des transports. Il croise un ancien ami, qui appartient à la troupe du Grand Magic circus de Jérôme Savary (lequel joue également) et découvre, grâce à lui, une vie de bohème tout ce qu’il y a de plus fauchée.
Certaines choses ont beaucoup, beaucoup vieilli (Le rapport des hommes aux femmes et aux enfants, hum, comment dire ?) et, honnêtement, je pense que dans la salle, nous regardions le film principalement pour en scruter le décor. Mais cette fiction quasi documentaire donne par moments la parole à des ouvriers qu’on n’entend jamais, d’habitude, et ce n’est pas rien.

Cette petite marche aller retour jusqu’à Danube et cette projection de deux heures, ajoutées aux déceptions et au nouveau dossier du début de semaine, n’ont pas été sans conséquences : je suis HS. Il est alors grand temps d’écouter ceci :

Jeudi Retournement de situation. C’est en pleine période down que j’apprends notre participation, finalement, au festival Danube, sans le partenaire initial et donc, sans le public qu’il pouvait nous offrir. Comment allons-nous réussir à nous en tirer ? Eh bien, suite au prochain épisode...

Galerie

Cliquez sur une photo pour avoir le diaporama

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.