Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Ce qui remue / reste immobile
dimanche 21 Juin 2026, par
(Samedi dernier, lors de La Nuit remue, avec Claro, à gauche, inventant une langue pour nous présenter, Bernard Bourrit et moi, photo de Benoît Artige.)
Jeudi matin Je regarde cette photo, où on me voit rire, prise juste avant que je ne lise un extrait de Bruits. La semaine dernière, j’ai raconté l’état de fatigue dans lequel je me trouvais. Malgré les remontées, les éclats (le séminaire Écritures urbaines, la soirée avec Pierre Ménard, cette Nuit remue, tous moments où je me suis sentie dans mon élément, au milieu de gens qui comprennent ce que je fais et que je crois comprendre, aussi), la tension est basse et toute charge mentale supplémentaire est un poids. Ne pas oublier cet instant de rire — certains ont pensé que cette présentation de Claro pouvait être déstabilisante, pour nous, ses auteurs : de mon côté, non, pas du tout. Je sais ce que mon éditeur pense de mon travail, je suis tranquille, là-dessus. S’il se permet cette fantaisie, née sans doute de l’intervention précédente de Guillaume Métayer et Christian Doumet à propos de leur podcast sur remue.net, lesquels évoquaient la traduction possible d’un poème à partir d’une langue qu’on ne connaît pas, c’est que la confiance règne.
(Par contre, le nombre invraisemblable de parutions de Claro, à la fois écrivain, traducteur et éditeur, me renvoie, sans qu’il le veuille ni le sache, bien sûr, à ma maigre productivité. Puis je me souviens que je publie un épisode de podcast par mois, ce semainier et la newsletter Patreon. Je tente de mesurer concrètement tout le travail, solitaire, invisible, d’organisation nécessaire à la moindre action et je comprends mieux ce qui se passe.)
Jeudi soir La chaleur oblige à annuler des soirées littéraires, à les reporter en septembre, à réduire les horaires des bibliothèques. Je vois, calfeutrée, les informations défiler le long de chaque réseau, dans ma bulle de filtre. Si j’en sors, ce sont les jours d’examens et de présence à l’école, les épreuves sportives, les concerts, qui s’évaporent. Avec la canicule, tout le pays ralentit, ne serait-ce qu’économiquement, et je ne comprends pas que cette langue-là, a minima, ne parle pas à ceux qui nous dirigent - puisqu’ils n’entendent que celle-là.
Mais non, même pas.
Vendredi Les yeux rivés sur les prévisions météo, comme tout le monde, je me demande comment, accablés par les températures, les gens pourraient-ils se projeter sur ce qu’on leur propose, en l’occurrence nos deux déambulations, celle du 27 juin sur les traces de Perec, celle du 4 juillet au cimetière Montmartre. Comment leur donner envie de nous suivre ? Comment leur faire comprendre à quel point nos premiers participants, à Passy, ont apprécié les découvertes qu’ils ont faites, architecturales, littéraires ? (Et parler de l’ambiance, qui était tellement sympa !)
Bon bon bon. Nous proposons des balades le matin, voilà ce que je peux dire..
Et voici le flyer Perec (un diaporama, sur Par-là Paris, donne déjà une première idée et l’adresse pour s’inscrire est ici) :
Puis le flyer Montmartre :
(avec son petit lien)
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