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site d’Anne Savelli

Chez les uns, chez les autres

dimanche 12 Décembre 2021, par Anne Savelli

La semaine qui vient de passer a été intense, succession d’émotions qui par moments m’ont rendu la vie très riche, à d’autres m’ont mise à plat. Ne raconter, toujours, que ce qui est lié à l’écriture, tel est chaque dimanche mon propos, ce qui ne m’empêche pas de me demander : qu’est-ce qui, dans ce qui se produit, est raconté, montré, transmis près de chez moi comme partout dans le monde, ne l’est pas, lié à l’écriture, en réalité ?

Je trie, j’écarte la plupart des informations et des faits. Je ne rebondis pas sur l’actualité, par exemple, et peut-être ai-je tort, mais c’est un choix. Pour le reste, je continue à écrire trois pages chaque matin sans suivre la méthode au pied de la lettre (voir semainiers précédents).

Il y eut une réunion de L’aiR Nu pour faire le point sur les dossiers en cours pour L’Objet de ma vie ; une journée d’études à Beaubourg sur la circulation des objets, justement, à laquelle Piero Cohen-Hadria est allé le matin et moi l’après-midi (le compte rendu très précis de Piero est ici) (de mon côté, il faudrait que je parle de Provenance, installation d’Amie Siegel, une autre fois, peut-être) ; le vernissage de l’exposition de Delphine Bretesché dans une galerie du Marais, l’espace Despalles, rue Sainte-Anastase, et une lecture hommage à Philippe Aigrain à la librairie La table de Gutenberg aussi émouvante que juste, révélant plusieurs facettes de Soeur(s), son premier roman, comme de lui-même.

(Provenance, Amie Siegel)

Il y eut aussi, en ce qui me concerne, l’envoi de mon texte, intitulé Hauts paysages, à l’université de Bari, en Italie, après être allée au bout du nombre de signes maximum sans le dépasser ; l’envoi, également, mais cette fois par la poste, de Saint-Germain-en-Laye, Lisières limites et de la revue de la Marelle à mon amie Maria de Bratislava. La réception du catalogue de l’exposition de Delphine. Nos petits messages. L’écoute de Soeur(s). Une discussion avec Antonin et Guillaume ce sur qui est, ou non, du travail (entendez : de l’écriture). Bref, de nombreux mouvements et échanges, à travers lesquels j’ai eu la sensation de me retrouver soit ici soit là, invitée chez les autres, les accueillant chez moi.

(voyez donc au passage l’oloé arriver dans la langue anglaise !)

À ce propos, outre Hauts paysages, cette semaine j’ai fini par écrire le court mode d’emploi du site dont j’avais fait mention précédemment (et qui est plutôt une suite de vœux ou d’annonces) : façon d’aider à s’y retrouver et de donner, je l’espère, des désirs d’exploration... Façon aussi, pour moi, de me forcer un peu à faire ce que je dis.

En dehors de cela, je suis aussi restée dans mon lit sans pouvoir bouger, ni lire ni écrire ni rien. C’est quelque chose qui s’apprivoise et qui peut-être disparaîtra.

En attendant, retour à Bruits (mais cette fois le site) la semaine prochaine. L’exposition de Delphine, elle, dure jusqu’au 16. Si vous êtes à Paris, allez-y : elle s’invite chez les autres pour dessiner leurs intérieurs avec une telle délicatesse qu’on se trouve au plus près, d’elle comme de ses hôtes. Et pour l’entendre, la retrouver dans ce projet qui l’a conduite à Québec comme à Marseille, voyez également ici. C’est un souvenir cher à mon cœur parce que j’étais avec elle.

Galerie

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