Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
En simultané
dimanche 8 Février 2026, par
(Paris en repérage à la fois pour L’aiR Nu et pour l’écriture.)
Quelque chose fonctionne dans la lecture de Bruits. Je ne peux évidemment pas savoir quelle sera la destinée de ce livre, c’est trop tôt (ou peut-être déjà trop tard, comment savoir, avec le rythme effréné des parutions ?), mais une chose est sûre : tous les retours que j’ai, pour l’instant, vont dans le même sens. Les personnes qui le lisent et m’en parlent me disent la même chose, évoquent à la fois la densité du texte et du fait d’y être accrochés. Certes, ce sont des gens qui connaissent déjà mon travail. Et alors ? Alors, rien. C’est une immense joie, pour moi, un réconfort. Savoir que ce qu’on a voulu faire est perçu comme tel n’est pas gagné d’avance, c’est le moins qu’on puisse dire. Cette fois, comme ce fut également le cas pour Musée Marilyn, je sens cette adéquation à l’oeuvre.
Autre constatation, déjà notée ici, je crois : les gens qui me connaissent n’attendent pas la fin de leur lecture pour m’écrire. Ils me donnent leurs impressions au fur et à mesure. Cela signifie, à mes yeux, qu’ils ont confiance en cette fin du livre, une fin qui s’est révélée si difficile à retravailler il y a quelques mois et dont je suis contente, maintenant — une fois de plus, merci à Claro de m’avoir orientée en douceur, sans me heurter, alors que j’étais en plein chamboulement.
Le bien-être que cela procure, même s’il est peut-être temporaire, j’essaye de le savourer et je crois que les autres en profitent. C’est drôle, en ce moment, comme on peut me demander mon avis, un conseil pour telle ou telle chose — ou alors, je le remarque davantage ? Je ne sais pas, mais tant mieux.
De toute façon, dans les moments de blues (il y en a forcément un dans la semaine, et même, parfois, un par jour dans ces montagnes russes que sont une sortie de livre), on peut toujours compter sur David Bowie pour dire l’importance cruciale de l’expérimentation, du risque, du renouveau, un David Bowie à prendre au sens large — c’est Bjork, c’est Lynch, etc.
Par ailleurs, il se passe des choses réjouissantes. Une amie a glissé mon livre dans la vitrine d’une librairie qui ne m’a jamais trop calculée, comme on dit, une autre amie est passée devant par hasard, juste après sans doute, est tombée — comme moi, au début — dans le panneau et me l’a raconté. Cette amie performeuse (il faut tout de même réussir à se faufiler dans la dite vitrine sans se faire remarquer, j’admire !) a déjà effectué ce genre de court-circuit ailleurs, pour tout autre chose, et voilà qui me rappelle que je dois me remettre à l’ouvrage. Je l’avais interrogée à ce sujet, je voudrais qu’on en trouve trace dans mon prochain livre.
Il faut réécouter l’entretien, me dis-je, puis, juste après : et acheter une nouvelle carte son ! Car bientôt je pars en voyage. Et ce voyage, lentement, prend la place du reste.
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