Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Grande traversée et marathon
dimanche 29 Mars 2026, par
(Cour de l’école fréquentée à l’époque de Je sais tout, au CP, Paris 18e. J’ai profité des élections pour y entrer subrepticement.)
Cette semaine commence, non pas le lundi mais le dimanche soir, dans un grand soulagement pour la Parisienne que je suis (née dans le 14e, ayant appris à marcher, sans doute, dans le 15e, à lire dans le 18e avant de vivre, à partir de 18 ans, dans le 20e puis le 11e, le 10e, le 19e et à nouveau le 20e ; habitant également, dans l’entre-deux, et parfois durant des années, d’autres villes, Marseille, Aix-en-Provence, Saint-Germain-en-Laye et Saint-Ouen), Parisienne se sentant exclue de sa propre ville (voir Des oloés) mais décidée coûte que coûte à y rester, y revenant sans cesse dans les livres (Lier les lieux, élargir l’espace en est la preuve), Paris, ville de l’écriture, donc, ville qu’aujourd’hui, avec L’aiR Nu, nous voulons arpenter, voire envahir, en faisant découvrir des textes littéraires et en récoltant la parole des habitants, le tout géolocalisé sur une carte.
Telle est l’utopie, et si je suis du genre circonspecte, je me sens tout de même plus légère, plus encline à espérer quelque chose pour le collectif et moi-même.
(Au moment d’écrire ces lignes, je suis en train de me dire : et si, un jour, j’écrivais une autobiographie par les lieux ? Ce pourrait être, alors, mon dernier livre. Mais bref. J’en ai d’autres à faire, entre temps !)
(Côté Paris 16)
Jeudi C’est une semaine (lundi dans le 16e, mardi dans le 19e) de répétitions pour le grand jour, vendredi 27, demain, donc, où nous allons balader une douzaine d’enseignants-chercheurs de Passy à Pyrénées en passant par la porte de Pantin — en prenant le métro, tout de même, par moments, bien sûr. En tout, nous lirons une trentaine d’extraits de textes, ferons écrire et enregistrerons des textes deux fois dans la journée, veillant sur le timing et la météo. Il y aura peut-être des événements inopinés, bâtons dans les roues ou coups de chance. J’ai prévu une sorte de petit happening, à un moment, dans le 16e, où je risque de me faire jeter par les propriétaires — mais j’y tiens, nous verrons.
Par ailleurs, je serai, attention les yeux, la marraine d’un marathon de films "de" Marilyn Monroe le 18 avril prochain au cinéma François Truffaut de Chilly-Mazarin. J’y proposerai plein de choses : une conférence, une signature, une (ou peut-être deux) présentation(s) de films... Je commence à me préparer car cela ne s’organise pas en claquant les doigts, il faut sélectionner des photos à projeter, etc.
Le mercredi soir, d’ailleurs, j’apprends à insérer des sous-titres, qu’il faut d’abord traduire en français, dans une courte séquence de film, premier retour à Marilyn depuis longtemps. J’aime beaucoup la scène que je vais montrer, j’espère qu’elle fera son effet.
Juste après, je découvre le décès de Loana Petrucciani, Loana que j’ai toujours vue comme la Marilyn moderne, versant tragique, une Marilyn sans ce garde-fou, même provisoire, qu’a pu être le désir forcené de devenir une véritable comédienne en s’en donnant les moyens (cours du soir, Actors Studio, etc). Au coeur de notre époque terrible, cet événement dit people, la mort de Loana, raconte quelque chose du people, en effet, au sens peuple, du quart de siècle écoulé depuis l’apparition de Loft story. Peuple-masse dont, depuis l’an 2000, le voyeurisme et l’exhibitionnisme ont été, toujours davantage, encouragés - il suffit de penser à Berlusconi, puis à Trump, venu de la télé-réalité lui aussi, pour saisir jusqu’où conduit le processus. Peuple-populaire, également, milieu dont venaient Marilyn et Loana, dont on a trouvé si inconséquent de se moquer.
(Le tout début de la balade à venir vendredi. Dans quel sens va-t-on, à votre avis ?)
Juste avant, j’ai également découvert le formidable article de Pauline Brossard sur Bruits dans la revue En attendant Nadeau, qui fait le tour de mon livre, n’oublie ni la folie ni la fantaisie que j’ai voulu y mettre. Je suis ultra chanceuse de toute cette réception, je le sais, et ne peux que remercier, tant et plus !
Juste avant encore, à 8h, le mercredi 25, est paru mon nouvel épisode de podcast sur Patreon. Où il s’agit, cette fois, d’aller au bout du monde. Mais oui, carrément.
(Côté Paris 19)
Et ce matin (jeudi, donc), je rends accessible à tout le monde l’épisode consacré à l’Intelligence Artificielle où j’ai interrogé Joachim Séné et Jean-Marc Montera. C’est ici, par exemple.
Est-ce que j’ai utilisé l’IA pour mon histoire de sous-titres sus-nommés ? Tout à fait. Ce qui signifie : un travail mené à deux, avec Claude, qui m’a permis de découvrir et d’apprendre à me servir de nouveaux logiciels. Apprendre, mais oui. Ce que j’aimerais bien réussir à faire en retournant à l’aïkido, par exemple. Ce qui guidera ma conférence sur Marilyn Monroe, en tout cas, où il s’agira d’évoquer une forme d’émancipation.
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