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Mur rébus

dimanche 25 Mai 2025, par Anne Savelli

(Vue du cimetière de Montmartre par Caroline Diaz)

Lundi Alors voilà, la première "bulle d’aiR" parisienne de L’aiR Nu a eu lieu, c’était hier, elle s’est très bien passée, elle était dédiée à Maryse Hache et si vous avez envie d’en voir un peu plus, c’est ici.
Ce que savaient certains membres du collectif, c’est que la veille, j’avais appris la mort d’un de mes oncles — de celui, plus précisément, dont j’ai été le plus proche dans l’enfance. Réussir à se dissocier de cette pensée pour ne pas se laisser envahir, rester focalisée sur une autre absence, dans un cimetière qui plus est, n’était pas évident. Mais j’ai réussi et j’en suis assez fière, comme de ce panneau renseignant les promeneurs sur l’oeuvre de Maryse, dont nous apprenons le soir qu’il va demeurer en place jusqu’en septembre, ce qui est une joie.

Ce qui est difficile, en ce moment, aussi, c’est de voir les mauvaises nouvelles se succéder, former des empilements. Je n’ai même plus le temps de penser à l’immeuble, dont on se dit maintenant que les travaux envisagés par le propriétaires sont peut-être destinés à transformer les lieux, non en hôtel de luxe, mais en espace de coliving (voir cet article du Monde).

(J’ai pris la photo au milieu de la rue Bouret, une voiture arrivait, on excusera le cadrage.)

Mardi Dynamisés par ce que la déambulation de dimanche a produit de rencontres, d’écoutes, nous (L’aiR Nu) en sommes à trois dossiers de subventions envoyés sur cinq et j’ai une idée pour le quatrième (ci-dessus, photo prise pendant des repérages en compagnie de mon fils). Je sais bien que je me jette dans le travail quand ça ne va pas — quand ça va aussi, du reste. Le plus souvent, j’arrive à faire abstraction de mes peurs pour construire balades et ateliers, et même, à faire coïncider les thématiques des dossiers que je monte avec mon désir impérieux de rester à Paris. Tout a du sens, dans ce que nous proposons, j’en suis certaine — faire parler les habitants de leur vi(ll)e présente et de leurs souvenirs tangibles, quotidiens, des quartiers où ils vivent, ont vécu. Tout est logique, je le sais parce que je le vis. Mais il y a plus simple, émotionnellement, disons, en cette période où la survie prime.
Le soir, grâce au compte Mémoire2cité, je regarde ceci, qui fait du bien :

(Encore une histoire de bulle, décidément.)

Mercredi À nouveau un dossier à monter. Nous n’en avions plus que deux, nous en avons à nouveau trois. Mais je dois partir à l’autre bout de la France à l’enterrement de mon oncle, Georges, ce qui est incompatible avec ce journal. J’arrête donc ici ce semainier. Quand vous le lirez, ce sera mon anniversaire et celui de mon podcast (j’aime bien ce jumelage). Il y aura du neuf à écouter. En attendant, j’avais écrit un petit poème au début du mois, d’après une photo de Patrick Chatelier. Il est paru sur remue.net. Le voici.

Galerie

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