Parution le 7/01/2026
14.00 x 19.00 cm
384 pages
ISBN : 978-2-330-21548-4
Prix indicatif : 23.50€
Sur le départ
dimanche 22 Février 2026, par
Quelques mots avant de partir au Japon, délaissant probablement le semainier jusqu’à début mars, pour un voyage qui formera, je pense, une rupture avec cette parution de Bruits si bien reçu par la presse (merci Le Monde, merci L’Humanité, merci Libé !).
Quelques mots, mais lesquels ? Des mots de remerciements pour toutes celles et ceux qui m’ont donné de leurs nouvelles et pris des miennes, ont trouvé que ce qui m’arrivait était mérité. J’ai vécu tant d’années dans le silence, à la parution de mes livres : oui, j’ai le droit de savourer cette belle double page derrière laquelle je me cache, je crois !
Samedi Voilà, c’est fait, je suis à Tokyo, une première journée est déjà passée et je profite de la matinée, quand c’est la nuit en France, pour noter ce qui apparaît au réveil : le sentiment qu’avec la connexion, on part tout de même sans partir, par moments. On ne se réveille pas si loin de ce qui occupait avant le décollage.
Pour lutter contre cette impression diffuse de voir revenir ici ce qui, là-bas, n’est pas réglé (Règle-t-on jamais tout ? Mais non.), j’écris que je vais me lever, me faire un thé, ouvrir la fenêtre, aller sur le balcon. L’écrire me pousse à le faire. À droite, le ciel illuminé (la journée sera belle). À gauche, la tour sur laquelle j’ai fait une fixation il y a deux ans — car je suis déjà venue — et que j’ai voulu revisiter hier, dès l’arrivée.
C’est à nouveau une histoire d’enfermement, ce livre que je voudrais écrire sur elle, me dis-je. Est-ce vraiment le moment de se laisser enfermer ? Et où ? Dans quoi, quel système ?
J’écris, je corrige, ne sais comment les tordre, ces mots du semainier, les agencer, pour qu’ils expriment ce que je voudrais dire. Ici, je n’ai plus de mots.
La ville est saturée de ce que je comprends pas. J’adore cette profusion de signes, qui me ressemble, m’apaise. Mais puisque je ne les comprends pas, ces signes, cette langue, rien d’étonnant si je reste muette, me dis-je encore.
La tour dont je parle est une ville dans la ville. Elle comprend, entre autres, un parc d’attractions qui permet d’évoluer dans les rues des années 1950 de la ville, la vraie. Le décor, le toc, c’est assez mon truc, par moments. J’aime le retourner à mon profit.
Je pense cependant à Ella Maillart ce matin, autant dire, à l’exact contraire. Je visualise ses livres dans ma bibliothèque, à Paris.
Il est temps de sortir, me dit-elle. De quitter son bloc, de visiter le vaste monde.
(PS : La tour sur la photo n’est pas celle dont je parle. Ainsi, je la garde pour moi tout en conservant mes distances.)
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