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Travaux en cours

dimanche 17 Décembre 2023, par Anne Savelli

Passé une bonne partie de la semaine à relire Lier les lieux, élargir l’espace, le livre pour les éditions L’Oeil ébloui à paraître en octobre prochain, dans la collection Perec 53. Je pensais supprimer tout un chapitre et le remplacer par un autre. En fait, non seulement je vais le garder, mais, plus encore, je me suis rendue compte qu’il constituait probablement la moitié du livre, dont il était le pivot, et que les autres chapitres devraient lui servir de "satellites". Bref, beaucoup retravaillé, ce qui, avec l’utilisation du traitement de textes, ne se voit décidément pas. Plus que deux pages à relire, mais je pense que ce sont des pages de bascule : il faut, non seulement les réécrire, mais tracer jusqu’à elles des sortes de sentiers, de lignes. Je laisse reposer quelques jours, car le texte a fini par me sortir par les yeux, mais j’espère en avoir fini avant les fêtes.

À part ça, 2023 aura été l’année des chantiers, des travaux, non seulement dans l’écriture mais, plus prosaïquement, dans mon immeuble et mon quartier. Je crois que sur douze mois, nous n’aurons quasiment jamais soufflé. J’écris cela un casque anti-bruit sur la tête, tandis que ça tape, vrombit, casse partout, dedans comme dehors. Mieux vaut filer au local de L’aiR Nu pour récupérer le dernier exemplaire de Décor Daguerre (en dehors de celui qui me sert en public, tout de même), exemplaire que je m’apprête à donner, ce samedi, à la réalisatrice Nurith Aviv, qui viendra présenter Daguerréotypes à la Cinémathèque, film pour lequel elle fut directrice de la photographie. De Décor Daguerre, il est question, bien sûr, dans Lier les lieux : tout se tient.

Tout se tient si bien que pour oublier un peu le Perec, je me rends jeudi au Musée d’Art moderne du Centre Pompidou (terrain de jeu du terrain de jeu, selon mes normes personnelles) (le "terrain de jeu" représentant, globalement, le quartier des Halles) en pensant y voir une exposition qui m’aurait, entre autres, parlé de Delphine Seyrig (projet Delphines). Or, pas du tout, cette expo est terminée depuis un an ! Mais c’est toujours un plaisir de déambuler dans cet espace et, avec le tout petit peu de batterie qu’il me reste, je prends ces photos de Plight de Joseph Beuys, dont la salle feutrée me rappelle Bruits, évidemment.

(Terrain de jeu évoqué dans Décor Daguerre, what else ?)

... Bruit de travaux dont je reparle une dernière fois pour dire qu’il m’oblige à ne travailler le podcast que le dimanche, podcast qui aura pourtant été au coeur de mon année ; bruit présent, également, dans le chapitre principal de Lier les lieux : décidément, on n’en sort pas ! Allez, si, sortons, justement, pour nous rendre au local de L’aiR Nu. Local qui se trouve dans la rue de l’Assomption où Perec a grandi, bien sûr.

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